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L’homme et le cheval

Une collaboration de longue date

Le cheval est déjà représenté sur les peintures pariétales remontant à plus de 30 000 ans, comme par exemple dans la Grotte de Lascaux.  D’abord chassé pour sa viande, il est vite domestiqué par l’homme et considéré comme animal de prestige. En Europe, les Grecs, Romains et Byzantins utilisaient le cheval pour la guerre, les communications, le transport mais aussi les courses de chars. Au Moyen-Orient, les Bédouins élevaient les pur-sang arabes, chevaux du désert, robustes et élégants.

Au Moyen Age, la chevalerie se développa en Europe. Le cheval n’était pas consommé pour sa viande car l’Église l’interdisait.À partir du XIIe siècle, son usage s’est répandu pour tirer la charrue. Tout au long du XXe siècle, le cheval a été délaissé suite à la mécanisation de la société. Il a disparu du paysage des villes face à la montée de l’automobile. Ainsi, Paris hébergeait plus de 50 000 chevaux au début du siècle dernier dont environ 10 000 dédiés au transport public.

De nos jours, cette ville reste une des grandes capitales européennes où la circulation à cheval est interdite sauf par dérogation. Certaines utilisations traditionnelles du cheval ont toujours continué par tradition plus que pour des raisons économiques comme la surveillance de troupeaux en Camargue.

En France, après avoir été délaissé en tant qu’outil de travail, le cheval est de nouveau employé dans de nombreuses tâches dans le cadre d’une société qui se veut davantage sensible à l’écologie mais également comme animal de loisirs.

Une collaboration encore d’actualité

Le cheval comme thérapie

Au-delà du simple loisir, la relation homme-cheval se révèle être un moyen extraordinaire de permettre à certains handicapés physiques ou mentaux d’évoluer. Appelée équithérapie, cette méthode utilise le cheval comme un intermédiaire qui contribue à fortifier les muscles du cavalier et à astreindre ce dernier à faire preuve d’attention et de raisonnement.
De plus en plus pratiquée dans les clubs d’équitation, l’équithérapie permet à certains handicapés moteurs de retrouver une mobilité et une indépendance uniques.

En effet, sur le dos d’un cheval, contrairement au fauteuil roulant, toute personne est libre de ses mouvements et peut aller où bon lui semble sans l’aide de personne, juste en instaurant un lien privilégié avec l’animal.
Il est d’ailleurs assez étonnant d’observer le comportement de certains chevaux lorsqu’ils sont en contact avec des personnes handicapées. Bon nombre d’enseignants s’accordent à dire que le cheval est extrêmement précautionneux et ne développe pas les mêmes attitudes.

A la ville aussi, le cheval fait son grand retour

Selon un récent sondage Sofres, plus de 70% des Français souhaitent qu’il soit à nouveau employé à des tâches diverses: nettoyage, transport, jardinage, gendarmerie, etc.
Certains ont déjà franchi le cap avec succès. A Trouville, le percheron Festival de mai procède au ramassage des ordures et des encombrants. En forêt de Fontainebleau ou dans le Parc de la Courneuve, ce sont les gardiens qui sillonnent les allées à cheval. A Nice, la police trottine sur la promenade des Anglais. Autant d’exemples d’un come-back réussi.

Les amoureux du cheval aujourd’hui

Aujourd’hui, on estime à 600 000 le nombre de cavaliers en France. Pratiquant l’obstacle, le dressage, le concours complet ou tout simplement la promenade, chaque passionné de cheval entretient une relation toute particulière avec l’animal.

Plus qu’un moyen de locomotion, le cheval se révèle être pour tous ces passionnés un réel complice toujours fidèle. Pour preuve, plusieurs belles histoires ont maintes fois prouvées le lien exceptionnel existant entre l’homme et le cheval.  En effet, plusieurs chevaux d’exception ont connu un destin forçant l’admiration.

Pour exemple, Jappeloup, l’un des chevaux français les plus médaillés, n’était qu’un simple « accident de pâture », autrement dit le fruit d’une « union accidentelle ». Longtemps considéré comme un mauvais cheval caractériel, il fut révélé grâce à Pierre Durand, cavalier de haut niveau. Tous deux forcèrent le destin contre tous les avis de professionnels pour finalement parvenir au titre suprême de champion olympique en 1988 à Séoul. L’histoire et le succès de Jappeloup en firent l’un des chevaux les plus emblématiques de tous les temps. Pour preuve, ce petit cheval noir est encore le seul cheval à avoir été reçu sur un plateau de télévision comme invité d’honneur (journal télévisé d’Yves Mourousi). Pierre Durand déclarera que Jappeloup aura été le cheval de sa vie et même bien plus qu’un cheval.