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Le cheval est un symbole de prestige

ABOLISSONS L’HIPPOPHAGIE !

L’engagement de Brigitte Bardot en faveur des chevaux est presque contemporain de celui en faveur des blanchons. Entamée il y a trente ans, la lutte contre l’hippophagie a beaucoup fait baisser la consommation.

Aujourd’hui, il est temps d’exiger son abolition !

Après le refus de François Hollande de prendre en compte les demandes formulées à l’occasion de ses 80 ans, notre Présidente en appelle aux Français dans un communiqué très largement repris dans les médias.
Je suis infiniment triste et ma désillusion est grande car le Président Hollande m’a écrit que le gouvernement ne pouvait donner suite aux deux demandes, si importantes et attendues depuis 30 ans, que j’espérais pour mon anniversaire : l’abolition de l’hippophagie et l’abolition des sacrifices rituels sans étourdissement.

Ce refus est d’autant plus inacceptable qu’au moins l’abolition de l’hippophagie aurait pu m’être accordée, la quantité décroissante de viande de cheval consommée en France ne dépasse pas 0.3 % de la consommation globale de viande, ce qui en aucun cas n’aurait pu compromettre « l’équilibre d’une filière très importante pour la ruralité ».
D’autant que l’Union européenne vient de fermer ses frontières à la viande de cheval provenant du Mexique, compte tenu des conditions effroyables de transport et d’abattage.
Je compte désormais sur l’aide des consommateurs français en les suppliant d’arrêter de manger du cheval afin d’obtenir, grâce à eux, ce que les gouvernements me refusent depuis 30 ans.

En trois décennies, la consommation de viande de cheval a chuté de 72 %, passant de 80 000 tonnes par an à un peu plus de 20 000 tonnes par an (source France Agrimer). Dans les années 70, les Français en mangeaient en moyenne 1,8 kg par an ; aujourd’hui, c’est environ 340 g.
Selon les bouchers chevalins eux-mêmes, ils ne sont plus que 745 en France et la moitié d’entre eux aura disparu d’ici 5 ans faute de repreneurs intéressés par l’activité.

Ces chiffres encourageants doivent nous motiver à poursuivre le combat. Même bas, ce niveau de consommation continue d’envoyer trop de malheureux à l’abattoir ! Ce sont les chevaux de trait et les trotteurs qui payent le plus lourd tribut à cette consommation traditionaliste. 88 % des chevaux lourds, toutes races confondues, sont destinés à la boucherie ! Autre source d’approvisionnement, celle des chevaux dits « de réforme », majoritairement des trotteurs. En effet, tous ne sont pas destinés à devenir de grands champions : lorsqu’ils arrivent chez un entraîneur et que ce dernier décide que le cheval n’est pas assez performant, le cheval doit prendre « une filière de recyclage ». Si certains de ces trotteurs sont rachetés par des centres équestres ou bien des particuliers, bon nombre d’entre eux feront partie des chargements hebdomadaires quittant le centre d’entraînement pour l’abattoir. Deux chiffres prouvent toute l’ampleur de ce carnage : 80 % des chevaux abattus en France sont des trotteurs âgés de moins de 10 ans, 20 % sont des poulains de moins de 2 ans. Au-delà de cet approvisionnement local, la France importe également des chevaux vivants qui viennent notamment des pays de l’Est. Ces animaux, transportés des heures durant sans nourriture ni eau, arrivent généralement dans un état déplorable lorsqu’ils ne sont pas morts, piétinés par leurs congénères.

 

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