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Il est urgent de se mobiliser !

Depuis quelques mois, la filière équine revendique des changements législatifs afin de pouvoir envoyer davantage d’équidés à l’abattoir.

En septembre dernier, le président de l’AVEF (Association vétérinaire équine française) lançait l’offensive en préconisant l’abattage des équidés en fin de vie et en créant un sas sanitaire de 6 mois afin de s’affranchir de l’exclusion du cheval de la filière bouchère (traitements médicamenteux). Peu après, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) rendait un rapport intitulé « Modalités pour financer le coût de l’équarrissage au sein du secteur équin » au ministre de l’Agriculture après consultation des différents acteurs de la filière équine (notamment le président de l’AVEF en juin 2014 !) en s’abstenant néanmoins d’interroger les organisations de protection animale.

Les auteurs de ce rapport recommandent de diminuer le nombre d’animaux envoyés à l’équarrissage notamment en modifiant la réglementation relative aux limites maximales de résidus (LMR) des médicaments utilisés par les vétérinaires. Ainsi tout équidé sans traitement médical depuis plus de 6 mois serait considéré comme sain (donc pouvant aller à l’abattoir !). Ils conseillent également d’empêcher un propriétaire d’équidé de retirer définitivement son compagnon de la boucherie en rendant obligatoire une assurance « fin de vie » pour les chevaux destinés à l’équarrissage par « choix idéologique ».

L’abattoir n’est pas une finalité ni une solution pour tous les équidés. L’OABA (OEuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs) rappelle qu’en France il n’existe pas d’établissements spécialisés dans l’abattage des équidés et que les conditions de mise à mort apparaissent souvent inacceptables en raison d’équipements inadaptés ou mal entretenus. De notre côté, nous constatons qu’en France beaucoup d’équidés ne sont pas correctement identifiés (pas de carte de propriété ni livret d’accompagnement). Il faudrait renforcer les contrôles (et infliger des sanctions !) auprès des éleveurs et des structures professionnelles qui font du commerce avec ces animaux ainsi que les abattoirs bien peu regardants sur l’origine des équidés arrivant chez eux sans aucun document. Il existe pourtant une solution toute simple pour résoudre ces problèmes :

INTERDIRE L’HIPPOPHAGIE EN FRANCE !

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